Les activistes peintres
 

Soutenons les activistes peintres danois

Non à la loi antiterroriste
Arrêtons la remise en cause des droits démocratiques

Comité de soutien
Støttekomiteen for Maleraktivisterne

Løslad Lars og Rune
Liberté pour Lars et Rune

Les deux activistes peintres qui ont jeté de la peinture rouge sur le premier ministre Anders Fogh Rasmusen et le ministre des affaires étrangères Per Stig Moller, le 18 mars dernier, au Parlement, sont depuis emprisonnés et mis à l’isolement.
Quand le procès débutera, le 27 mai prochain, Lars Grenaa (23 ans) et Rune Eltard-Sørensen (22 ans) auront passé deux mois et demi en prison.
Il s’agit-là d’un renforcement brutal de la répression à l’égard de l’action politique. L’emprisonnement prolongé avant jugement est aussi une attaque portée contre le mouvement anti-guerre. L’Etat est
déterminé à écraser les puissantes protestations contre la guerre illégale et
brutale contre le peuple irakien.

Le Danemark s’associe à la guerre illégale

Le 18 mars, le premier ministre et le ministre des affaires étrangères étaient sur le point d’annoncer leur décision de participer à la guerre aux côtés du gouvernement Bush. Prenant conscience de cela, les deux activistes ont agi de façon inventive en versant du sang symbolique sur les criminels de guerre.
C’est la première fois depuis 1864 que le Danemark déclare la guerre à une autre nation, qui plus est, une nation qui ne l’a pas attaqué. La guerre préventive se met en marche, une guerre en contradiction avec la Charte des Nations Unis et contre l’avis du conseil de sécurité de l’Onu.
Ils ont justifié leur guerre par un mensonge ; le gouvernement irakien aurait été une menace pour le Danemark et les USA et ils proclament que l’Irak possédait des armes de destruction massive qu’il aurait caché.
La majorité des Danois ont exprimé à plusieurs reprises leur opposition aux préparatifs de guerre. Des dizaines de milliers d’entre eux ont manifesté contre ces plans d’agression, aux côtés des dizaines de millions de manifestants partout dans le monde. Trois jours après cette action de protestation originale, le gouvernement obtenait une courte majorité au Parlement (seulement un tiers des députés étaient présents au vote et seulement un tiers des politiciens ont voté en faveur de la guerre).
Cette décision sans précédent va totalement à l’encontre de la tradition politique danoise. L’action agressive et illégale du gouvernement creuse des divisions et face à cela, des réactions sortant de l’ordinaire sontnaturelles et nécessaires.
Cette action symbolique, basée sur l’image du sang, a fait le tour du monde, rendant visible l’opposition du plus grand nombre. Cette action avait un caractère non-violent, elle n’a rien à voir avec du «terrorisme », contrairement à ce qu’ont affirmé plusieurs politiciens et la plupart des médias dans le but de nous effrayer.

Des prisonniers politiques

L’appareil d’Etat sur le pied de guerre a réagi de façon violente contre Lars et Rune, comme s’il s’agissait d’une action terroriste. Le premier ministre bénéficie depuis d’une protection jour et nuit qui mobilise quinze policiers, malgré les réserves émises par des syndicats de policiers. Cette attitude est hors de proportion avec les pratiques
antérieures et la nature même de l’affaire.
Auparavant, quand le premier ministre avait été atteint dans le cou par un œuf, pendant une action de protestation qui avait eu lieu dans un quartier de Copenhague, les activistes avaient été condamnés à quatorze jours de prison. A présent, le parquet veut une condamnation à une longue peine (qui peut aller jusqu’à sept ans et demi). L’Etat veut appliquer la nouvelle loi anti-terroriste qui s’inspire de la « loi patriotique » de Bush. Il veut mettre un terme à nos protestations démocratiques contre sa machine à tuer non démocratique, alors qu’il s’engage dans la guerre en violation avec la charte de l’Onu et les décisions du conseil de sécurité. Cette affaire est une question de principe pour tous ceux qui s’opposent aux guerres d’agression, pour
tous les progressistes. Si l’Etat parvient à ses fins, notre capacité dans le futur à exercer nos droits démocratiques sera sérieusement réduite.

L’argument de l’Etat pour maintenir les deux jeunes à l’isolement jusqu’au jugement, s’appuie sur ce qu’il appelle « un trouble manifeste au sens commun de justice » que constituerait leur remise en liberté en attendant le jugement, ce qui est la pratique couramment suivie. Le véritable trouble, c’est de punir avant même de juger. Le fait qu’il y ait aujourd’hui des prisonniers politiques au Danemark est une violation
flagrante de nos droits dans un Etat de droit.

Les libertés démocratiques sont en danger
Liberté pour Lars et Rune


Envoyez des lettres aux prisonniers politiques :
Lars Grenaa
Postboks 701
2450 COPPENHAGUE SV

Rune Eltard Sørensen
Postboks 701
2450 COPPENHAGUE SV

Les messages de soutien sont à envoyer à:
abc-kbh@animail.net


Le soutien financier pour couvrir les frais de justice :
Den Danske Bank
Reg. Nr 0978-455143546

Pour contacter le comité de soutien :
maleraktivisterne@yahoo.dk

Envoyez votre protestation au premier ministre:

Statsminister Anders Fogh Rasmussen
Statsministeriet
Christiansborg

Prins Jørgens Gård 11
1218 København K
Danmark

email:
stm@stm.dk

et au ministre des affaires étrangères:

Udenrigsminister Per Stig Møller
Udenrigsministeriet
Royal Danish Ministry of Foreign Affairs
Asiatisk Plads 2
DK-1448 København K

e-mail:
um@um.dk

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